J’ai déposé sur ton épaule et ton coup
Toute la tendresse de ma bouche experte
Tu as fait mine de refuser mes bisous
Les yeux fermés, La bouche entrouverte
Je remontais le long de ta joue rougie
Pour frôler délicatement tes lèvres
Toi qui me voulais calme, assagis
Dans tes bras me voila plein de fièvre
Mes mains descendaient le long de ton dos
Et remontèrent pour saisir tes deux seins
Je venais de réveiller fébrilement ta libido
Et faire disparaître mon habit d’arlequin
Tout était si calme dans cette pénombre
Que j’entendais la palpitation de ton cœur
Sur le rebord de la table se dessinait ton ombre
D’un film érotique nous devenions les acteurs
Après de longues minutes à s’embrasser
Mes mains firent tomber ton pantalon
Tes superbes cuisses m’ont décontenancées
Sans retenue je les caressais tout le long
Je venais de découvrir un corps de déesse
Que tu cachais habilement aux regards
J’avais peur d’user de ma maladresse
En faisant choir ton dernier rempart
Dans la nuit tes yeux scintillaient d’envie
Sous la caresse de mes doigts et de ma langue
Toi qui était si réservée, te voilà inassouvie
Sous le poids de ton désir mon corps tangue
Deux longues heures et tu ne cessais de jouir
Je n’entendais que ces mots « c’est bon, continu »
Jetés d’une voie haletante, prête à t’évanouir
Quand mon action devenait discontinue
Ton corps est une merveille de la nature
Ta gentillesse et ta tendresse sont sans pareil
Avec tes trente ans tu es devenue mature
Ma vie sans toi c’est comme un été sans soleil
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