Mon tien

Mon coeur bat pour le tien
Ma voix chante pour la tienne
Mon corps brûle pour le tien
Mon âme vit pour la tienne

Mon corps devient frisson
Enveloppé dans tes baisers
Comment taire mes pulsions
Quand je veux me donner

Tu fais tant battre mon coeur
Vois, il vibre pour le tien
Donnons nous du bonheur
Je t'aime, je t'appartiens

Rêve

Quel est ce mal qui m’élonge
Pourquoi es-tu dans mes songes
Et si ce n’est pas un mensonge
Alors que cette nuit se prolonge
Que dans ce rêve je me replonge

Quel est cet amour qui me ronge
Cette envie me tien comme une longe
Quand mes larmes toi tu les éponges
Alors que ma vie se rallonge
Que sur ton corps je m’allonge

Dédicace pour un ange

A toi qui visite son profil
Si tu n’as pas la sagesse
De lui parler en mot subtil
Pour toi elle se fera tigresse

Ne sois pas puéril
Elle est pleine de délicatesse
Ne sois pas incivil
Elle est pleine de tendresse

Mais elle est très subtile
Elle saura se faire déesse
Et d’une manière habile
Devenir une vraie princesse

Cette fille n’est pas facile
Tu dois savoir l’apprivoiser
Moi qui suis très difficile
J’aurai voulu la toiser

Mais j’aurai été imbécile
Devant elle de pavoiser
De passer pour un débile
Et me faire engueuler

Elle est merveilleusement belle
Elle est merveilleusement douce
Complètement atemporelle
Elle est pleine de ressource

J’ai cru apercevoir mon double
Mais vouloir lui ressembler
Même si je me dédouble
Serait complètement illusionner

Dans la nuit tu es cette étoile
Que je ne cesse de contempler
A mes yeux tu te dévoiles
Ta beauté ne cesse de décupler

Vous qui passez, restez à mes côtés
Regardez-la, admirez-la
Et de vos mots caressez-la
Elle ne mérite que ça

Sentiments

Féerie des mots, explosion des sentiments
Tout m'est permis en ce moment
Et avant que le jour ne se consume
Avant que la nuit ne m'embrume
Il ne me reste que peu de temps
Et de profiter de tous les instants
Pour te dire ou t’écrire à toi ma chérie
Combien dans mon cœur je te chéris
De la douceur qui émane de ton visage
Je ne sais si je resterais aussi sage
Comme tu aimerais peut être que je le sois
Car au moment, à l’instant où je t’aperçois
Je n’arrive plus à me contrôler
Et les mots me font perturber

Jour de pluie

Sur un quai de gare nous nous sommes croisé
Mon cœur c’est emballé, je ne savais ou aller
Ton visage était si doux, parfumé d’ivresse
Et mes yeux voulaient dévorer cette tendresse
Les nuages sombres décoloraient tes cheveux
La pluie fine tombait et embrumait nos yeux
J’ai croisé ton regard, tu as croisé mon regard
J’ai cru un instant reconnaître un peu tard
Un amour connu jadis et tant rechercher
Mais aucun doute tu n’as laissé planer
Quand dans tes bras un homme tu as serré

Femme

Femme de toutes les convoitises
Brune, blonde, rousse, pour charmer
Nos désirs les plus fous tu attises
Tu sais si bien nous fasciner

La beauté de ton corps nous attire
Pauvres mortels que nous sommes
Femme objet ou femme satyre
Tu manipules les hommes

Nos yeux trahissent notre cœur
Nous ne voyons que le superficiel
Et d’un œil admirateur
Nous ne pensons que sexuel

Nous sélectionnons d’un air cupide
Ce qui restera à jamais éphémère
Dans notre attitude la plus stupide
Nous oublions le plus extraordinaire

Né de tes entrailles c’est admiration
Et pour cela je dois te respecter
Toi le symbole de la procréation
Sans qui nous ne serions pas nés

La tendresse est à l’intérieur de toi
Cette beauté intérieure je l’aime
Ton cœur est un refuge, un toit
Au-delà de tous les anathèmes

Au-delà du temps présent
Cette beauté n’est pas éphémère
Au-delà de tous les tourments
Je la regarde et je la vénère

Si un jour

Si un jour ton visage
Est comme un jour de pluie
Si un jour ton ciel est orage
Et que ton horizon est gris
Alors je serai la main
Qui effacera ton chagrin

Si un jour la douleur
Coule dans tes veines
Si un jour ton cœur
Est envahi par la peine
Alors je serai le bras
Qui te soutiendra

Si un jour le doute
S’empare de ton esprit
Si un jour ta route
Est envahi par la nuit
Je serai l’être tout entier
Qui saura t’aimer

Ivresse

Mon cœur était tristesse
Mon corps était paresse
Tes yeux ont vu ma sagesse
Ta voix c’est fait caresse
Tes paroles furent tendresse
Ton corps devint tigresse
Tu es devenu chasseresse
Moi je manquai d’adresse
Tu es devenue diablesse
Profitant de ma faiblesse
Usant de ta finesse
Me plongeant dans l’ivresse
J’ai aimé ta jeunesse
Malgré ta maladresse
Tu avais cette noblesse
Qui me fit découvrir une déesse

Ville

Dans la jungle de cette ville
Les gens complètement débiles
Tu te croirais dans un asile
Dans cette jungle je me faufile
Les gens sont devenus inciviles
Ils sont pires que des reptiles
Dans cette jungle qui horripile
Au volant de leur automobile
C’est la mort que tu assimiles

Dans la jungle de cette ville
Où tu croises des pédophiles
Il n’y a pas de spermophiles
Dans cette jungle je me faufile
Moi qui était cinéphile
Je suis devenu cynophile
Dans cette jungle qui horripile
Dans leur main que des mobiles
Leur cerveau devient stérile

Dans la jungle de cette ville
Il n’y a plus d’évangiles
Bientôt plus de xénophiles
Dans cette jungle je me faufile
Moi qui était si docile
Je ne pense qu’à l’exile
Dans cette jungle qui horripile
Plus de place pour le fragile
Tout le monde devient hostile

Dans la jungle de cette ville
Certains rêvent immobile
D’autres parlent de missiles
Dans cette jungle je me faufile
Je me sens devenir inutile
Avant de devenir sénile
Dans cette jungle qui horripile
Qui déchire et qui mutile
Tout ne sera que fossile

Ce matin

Ta photo ma main a caressée
Je rêvais de t’embrasser
Ta photo mon œil a parcouru
Je rêvais de te voir nue
Sur ta photo mes lèvres posées
Mon rêve se faisait oser
Ta photo sur mes lèvres collée
Ce matin une larme a coulée

Je suis né

Je suis né de l’ombre
Ce ventre était chaud
Il n’y avait que pénombre
Je n’ai pas dit un mot

Je suis né à la lumière
Dehors il faisait froid
Une tape sur le derrière
Fut mon premier effroi

Trop petit pour me venger
Mais je n’avais rien compris
Alors je me suis mis à pleurer
Aujourd’hui je souris à la vie

Moustik

Européen ou asiatique
Ta larve est aquatique
Et depuis le néolithique
Tu es machiavélique
Une allure spasmodique
Un regard sadique
Et ton vol statique
Ta présence sonique
Nous rend hystérique
Dans un élan vampirique
Ma peau tu piques
Je deviens colérique
A cet instant cynique
D’un revers atomique
Ma main satanique
Enfin t’éradique
Saleté de moustique

Oh toi

Pluie, ses cheveux, viens mouiller
Moi je n’ai que mes larmes
Je ne voudrais pas la souiller
Elle est allongée pleine de charme

Vent, sa peau, viens caresser
Je n’ose pas la toucher
Ses deux seins tu fais dresser
J’ai peur de l’effaroucher

Soleil, son corps, viens réchauffer
Je ne peux que la regarder
Ma cervelle se met à surchauffer
Quand je m’imagine la garder

Sable, elle est sur toi allongée
Offerte, presque nue
Sa sueur j’aimerai l’éponger
Ma peur ma retenu

Pluie, vent, soleil, sable, je vous maudis
Toutes mes envies sont réalisées
Je suis qu’un pin parasol abasourdi
Quand une beauté vient s’exposer

Petit oiseau

Fragile, inconscient tu prends ton envol
Poussé par le destin de découvrir la vie
Pressé de quitter ton nid tu dégringoles
Mais tu sais déjà que ceci est ta survie
Tes parents sont là ils font ton école
Merveille de la nature je te magnifie
A chaque essai tu te fais la gloriole
Devant le regard de tes parents ébahis
Tu n’as peur de rien même des bagnoles
Tu n'as pas remarqué au loin l’abruti
Qui dans son véhicule a course folle
N’avait qu’une envie, prendre ta vie
Tu n’as pas entendu les cris, les paroles
Elle a voulu éviter cette boucherie
Elle a gesticulée comme une folle
Mais cet imbécile a la cervelle cramoisie
Est venu t’écraser sans autre protocole
Jamais elle n’entendra ton gazouillis
Et cette fin atroce l’horrifie, la désole
Petit oiseau aux rêves inassouvis
Jamais plus tu ne prendras d’envol
Ainsi va la vie

Dédicace

A te regarder tu n’es pas vraiment belle
Tu ressembles à celles que tu côtoies
Mais pour moi tu resteras celle
Qui me laisse sans voix

Ton enveloppe est une carapace
Je cherche par tout moyen à l’ouvrir
Tu te protèges contre les rapaces
Tu as tellement peur de mourir

Quand je reste à tes cotés immobile
Je te vois t’entre ouvrir légèrement
Dévoilant d’une manière subtile
Cette volupté d’attendrissement

Ta chair n’est que délicatesse
Il s’y dégage cette douceur
Me montre toute la finesse
Pour laquelle j’ouvre mon coeur

Au fond de toi il y a cette perle
Qu’à mes yeux tu fais miroiter
Je sais maintenant que tu es celle
Que j’aimerai bien convoiter

Perle d’amour, perle de tendresse
Mon cœur a beau la demander
Dans un recul de faiblesse
Tu ne fais que te refermer

Je ne veux pas te forcer ni blesser
A tes cotes je reste assis
Mes mots ne font que te caresser
Je crois que tu n’as pas compris

Je ne suis pas là pour te manger
Ma passion je veux l’assouvir
Je reste là à te contempler
Tant que tu ne veux pas t’ouvrir

Moi qui avait tant d’espoir
Tu vas me faire écrire un chapitre
Dans un dernier moment de désespoir
Mon « Requiem pour une huître »

Ma rose

Tu es une rose
Encore toute fermée
J’attends que tu écloses
Et découvrir ta beauté

Tu es une rose
Déjà toute parfumée
C’est ton apothéose
Qui va m’ensorceler

Tu es une rose
Je ne veux te couper
Que ta beauté m’hypnose
Je reste à te regarder

Tu es une rose
Je te donne ce baiser
Et ton bouton explose
Tu viens te dévoiler

Tu es une rose
Tes pétales étalées
Moi je me décompose
Devant tant de beauté

Tu es une rose
Je commence à t’admirer
Tu crées cette osmose
Qui me fait tant t’aimer

Tu es une rose
Dans mes bras enlacée
Tu es cette rose
Que je ne veux plus quitter