Elle aime se promener le long de la plage
Robe blanche et chapeau de paille à la main
Un visage rayonnant, elle n’a pas d’âge
Ses yeux gris-vert me transforment en gamin
Les pieds dans l’eau, elle regarde les vagues
Sa chevelure se laisse emporter par le vent
Devant elle un gravelot à collier zigzague
C’est un endroit bucolique et charmant
Son corps de sportive attire mon regard
Comme pour écraser une vague du pied
Elle avance là où il n’y a pas de rempart
Repoussant l’écume comme pour la défier
Je la suis en espérant qu’elle se retourne
Le vague à l’âme je contemple ses courbes
Mes yeux la caressent et ma tête tourne
J’avais peur que cette illusion m’embourbe
Elle avance lentement sur cette grève
Sans remord les vagues effacent ses traces
J’espère que la brise sous sa robe la relève
Situation incongrue et risque de disgrâce
Un peu plus loin nos regards se croisèrent
Sans hésiter me lança le plus beau sourire
Telle Mélusine me transforma en pierre
Mon air surpris, stupide ne peut se décrire
Je m’appelle Claire, soudain me lança t’elle
Comment répondre quand on est momifié
Elle a déclenché en moi cette ritournelle
Qui jusqu’à présent me laisse émerveillé