Un soir d'été

J’ai déposé sur ton épaule et ton coup
Toute la tendresse de ma bouche experte
Tu as fait mine de refuser mes bisous
Les yeux fermés, La bouche entrouverte

Je remontais le long de ta joue rougie
Pour frôler délicatement tes lèvres
Toi qui me voulais calme, assagis
Dans tes bras me voila plein de fièvre

Mes mains descendaient le long de ton dos
Et remontèrent pour saisir tes deux seins
Je venais de réveiller fébrilement ta libido
Et faire disparaître mon habit d’arlequin

Tout était si calme dans cette pénombre
Que j’entendais la palpitation de ton cœur
Sur le rebord de la table se dessinait ton ombre
D’un film érotique nous devenions les acteurs

Après de longues minutes à s’embrasser
Mes mains firent tomber ton pantalon
Tes superbes cuisses m’ont décontenancées
Sans retenue je les caressais tout le long

Je venais de découvrir un corps de déesse
Que tu cachais habilement aux regards
J’avais peur d’user de ma maladresse
En faisant choir ton dernier rempart

Dans la nuit tes yeux scintillaient d’envie
Sous la caresse de mes doigts et de ma langue
Toi qui était si réservée, te voilà inassouvie
Sous le poids de ton désir mon corps tangue

Deux longues heures et tu ne cessais de jouir
Je n’entendais que ces mots « c’est bon, continu »
Jetés d’une voie haletante, prête à t’évanouir
Quand mon action devenait discontinue

Ton corps est une merveille de la nature
Ta gentillesse et ta tendresse sont sans pareil
Avec tes trente ans tu es devenue mature
Ma vie sans toi c’est comme un été sans soleil

Les lendemains

Certaines ont les yeux de haine
D’autres les yeux de l’amour
Certaines ont la vie malsaine
D’autres attendent un retour

La vie est pleine d’imprévues
Tu as beau croire au bonheur
Après une courte entrevue
Ca fini des fois dans la douleur

J’ai aimé dans un monde virtuel
Mais cachée par ses mensonges
Elle rendit tout conflictuel
Que la douleur encore me ronge

L’espace d’un instant au réel
Elle a su tout détruire en moi
En oubliant simplement l’essentiel
Le partage de tant de mois

Pourtant un mot aurait suffit
Pour qu’elle connaisse la douceur
D’une vie comblée à l’infini
D’épanouissement et de chaleur

Elle ne connaîtra jamais le bonheur
Car sa vie est faite de pirouettes
Je ne lui souhaite pas le malheur
Mais son cœur fait trop la girouette

Cela m'a fait retrouver une amie
Bien plus beau qu’un amour falsifié
Sa douceur a créée cette alchimie
Effaçant un déplacement injustifié

Je me promène souvent à ses cotés
Un rayon de soleil devient arc-en-ciel
Entre nous aucune ambiguïté
On s’aime à notre manière c’est l’essentiel

Il y a des lendemains qui font mal
Il y a des lendemains de rancoeur
Il y a des lendemains pas banals
Il y a des lendemains de bonheur

J'écrirai

En lettres de feu, j'écrirai "Je t'aime"
Que dans les nuits les plus noires
Ces mots éclairent ton chemin

En lettres de pluie, j’écrirai "Je t’aime"
Pour remplir bassins et réservoirs
Que cette eau noie tous tes chagrins

En lettres de sang, j'écrirai "Je t'aime"
Sur cette neige immaculée du soir
Pour que tu me prennes la main

En lettres d'or, j'écrirai "Je t'aime"
Beauté éblouissante à t'émouvoir
Que ton amour devienne mon dessein

En lettres de désir, j'écrirai "Je t'aime"
Blottis au creux d'un mouchoir
Nous ferons place aux câlins

En lettres d'amour, j'écrirai "Je t'aime"
Que tes yeux soient mon miroir
et ton corps tous mes lendemains

En lettres de joie, on se dira "Je t'aime"
Lèvres contre lèvres remplis d’espoir
D’être unis pour le même destin