Une cigogne vint se poser sur l’étang
En mal d’amour cherchait compagne
Elle fit le tour trouvant le coin charmant
Surtout bien différent de la montagne
Pourtant au loin point de congénère
Elle trouva cela fort bizarre, inquiétant
Avait arboré un beau style vestimentaire
Mais on la prit pour un débutant
Alors de désespoir elle refit le tour
Prit un air des plus séduisant
Sur l’étang espérait trouver l’amour
Dans son plumage le plus élégant
Elle remarqua des rosiers sauvages
Etonnant et même très inhabituel
S’approcha voir si c’était un mirage
A cet endroit rien de surnaturel
Pourtant trouva l’endroit glauque
Pas de libellule, aucun insecte
Se dit, pas possible je débloque
Rien pour que je me délecte
Dans ces rosiers une grenouille
Qui faisait partie de ce récit
Gonflée comme une citrouille
Matait la cigogne d’un air noircit
Après des échanges tumultueux
La cigogne ne la supportant plus
D’un geste rapide et délictueux
L’avala goulument sans un salut
A l’étang de Saint-Martin-sur-Arve
Une cigogne prit son premier festin
Une grenouille mais pas de larves
Et trop seule, partit au petit matin
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